Le bilan de la Generali Solo

Avec une belle victoire sur la première grande étape entre Cavalaire-sur-Mer et Barcelone, elle avait très bien débuté cette Generali Solo pour Gildas Mahé, le skipper de Ports d’Azur-Interface Concept. Au final, Gildas s’est classé 7ème, à une poignée de points de son objectif qui était de figurer dans les cinq premiers. Pour autant, ce retour sur la série Figaro reste positif et lui donne des ailes pour la suite…

« Un poil déçu… »
« J’étais peut être ambitieux en espérant me classer dans les 5, mais ce n’est pas passé loin, je suis à 1 point du 6ème et 6 points du 5ème. Je n’ai pas été bon sur les parcours techniques, j’ai fait meilleure figure sur les longues étapes, c’est sûr. Pendant les grands prix, j’avais un peu le nez dans le guidon, du coup, j’appréhendais moins bien le plan d’eau. Je manque encore de maîtrise sur les manœuvres. Quant à la dernière étape, entre Beaulieu-sur-Mer et Sète, elle m’a coûté cher celle-là ! C’est le jeu des courses aux points, mais quand tu passes de la première place à la 10ème, au classement avec un coefficient 4 sur l’étape, ça fait 40 points d’un coup et c’est dur à encaisser ». A la barre de Ports d’Azur-Interface Concept, Gildas a en effet dominé cette ultime étape et c’est à quelques milles de la ligne que ses adversaires sont revenus sur lui. « Il faut savoir marquer les essais, pas être à deux doigts de le faire » résume le Brestois. « Je me suis relâché je crois, alors que je sais très bien que jusqu’à la ligne, il faut s’arracher, savoir se faire mal. A la fois, avec des séries de siestes de 5 minutes à cause de l’instabilité du vent, j’étais peut être moins lucide… »

« …Mais, c’était top ! »
Après presque un mois de course, Gildas ne fait pas ce seul bilan comptable, son ressenti sur la Generali Solo va au-delà du classement. Il lui reste le sentiment d’avoir bien navigué, le plaisir de renouer avec une classe Figaro qu’il avait désertée depuis plusieurs mois et des images de mer magnifiques. « La déception est gommée quand je fais le bilan. Je me suis senti bien au large, à l’aise. J’étais tout le temps dans le coup, malgré un petit déficit de vitesse. En plus, je n’avais jamais vu autant de mammifères marins, c’était dingue ! L’ambiance à terre était super. Bref, j’ai apprécié au plus haut point cette course et je me dis que nous avons une chance incroyable de faire ce que nous faisons. Il ne faut pas être blasé, on n’a pas le droit, c’est un univers trop riche pour ne pas se sentir privilégié. Pour ça, il faut peut être, comme moi, passer par des moments un peu difficiles, faire une pause et revenir. »
Et puisqu’il est de retour en Figaro Bénéteau, le skipper de l’APCC aimerait naturellement continuer de naviguer sur le circuit. «La prochaine transat AG2r ce serait bien pour préparer la Solitaire du Figaro 2014. En double, c’est idéal, ça permet d’échanger, de bien se préparer… »

Chapeau !
Au sein de l’APCC, son club de voile sportive, nul n’est surpris par la performance de Gildas Mahé, à commencer par Corentin Douguet, le skipper du M34 de la Métropole de Nantes St Nazaire. «Gildas, c’est une de mes idoles depuis des années. Il a remporté les deux dernières épreuves auxquelles il a participé en Figaro en 2011 et 2012. Ça ne tombe pas du ciel ça ! Il est extrêmement complet, il sait tout faire sur un bateau. J’ai pu apprécier ses qualités en M34 et je crois que le Figaro est un support parfait pour lui. Franchement, quand on sait qu’il n’avait pas touché ce support depuis 18 mois, être dans le coup comme ça, sans entraînement face à des garçons qui y sont à plein temps, chapeau ! »

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